Web Analytics

Dune

Ça m’a pris un temps fou pour le lire vu qu’évidemment je l’ai entrecoupé d’autres lectures. Plus le fait qu’il vaut mieux être posé et concentré dessus, encore plus en anglais je pense.

Mais je voulais le lire parce que ça fait un moment que j’avais acheté le coffret des trois premiers volumes et je voulais aussi le lire avant le prochain “coin lecture” de Links. Pour une fois que les lectures se croisaient autant en profiter, d’autant que mes seules références sont le film de David Lynch et le documentaire Jodorowsky’s Dune (ce projet avorté est à connaitre, d’autant plus que ce film non fait en a influencé beaucoup). Pas vu la nouvelle version, quand il sortira en BD ou peut-être que j’attendrai les deux parties.

Je ne vais pas revenir sur l’histoire en elle-même, je pense qu’elle est assez connue depuis, mais malgré le pavé (cette édition fait dans les 800 pages pour le livre, auxquelles il faut ajouter les appendices (à lire après, sauf pour les références au lexique qui aident bien au début)), on ne s’ennuie pas. Enfin si un peu au début dans le sens où le film de 1984 est “assez fidèle” (tout est relatif vu les coupes) jusqu’à leur exil forcé dans le désert et cette partie est longue. Mais du coup à partir de la partie deux (le livre est découpé en trois parties), j’ai eu l’impression de vraiment arriver dans un nouvel univers, que certes on m’a bien décrit pendant 300 pages mais sur lequel on m’en apprend encore.

Et vu que j’ai eu la bonne (mauvaise ?) idée de revoir le film juste derrière… lisez le livre. On va dire que le film peut être une façon de s’ouvrir à l’univers… Mais wow : 800 pages dans 2h16, sachant que la première partie (300 pages donc) est sur environ 1h15… c’était clair que la fin allait être complètement différente. Bon et pas que la fin hein, dès le début j’étais en mode “Mais qui sont ces gens et cette bestiole ?”. Puis : “C’est quoi ce module ?”, “Où sont mes complots et mon drama de fond ? “, “Vous avez fait quoi aux Harkonnens ?”, “Où est passée Jessica et son rôle important ?”, “Où est partie l’info plot twist ?”. En plus tant qu’à faire j’ai revu le documentaire aussi : on serait parti dans un autre délire tout aussi peu (encore moins ?) fidèle, mais avec quelque chose de beaucoup plus ambitieux et c’était juste impossible à son époque, surtout au niveau vision.

Ça me fait penser à The Shining limite, avec les différences monstres entre le livre et le film. Si pour celui-ci je reste sur le consensus “mauvaise adaptation, très bon film”, pour Dune j’hésite. Ça n’est pas du tout le même style et n’a pas la même densité niveau contenu/lore, donc l’effort d’adaptation ne peut pas être comparé. Plus la production complexe et le fait que ce film diffère de ce que produit Lynch, et qu’au final il est soit trop complexe pour le néophyte, soit trop coupé/modifié pour le lecteur. Du coup on a vraiment 3 formes de Dune, chacune différente et intéressante : le livre, le film de Lynch et celui de Jodorowsky. A voir où se situe la version 2021/2023 qui devrait être plus fidèle/proche ? Je n’ai pas regardé de critique ou autre à son sujet.

Quoiqu’il en soit, j’aurais au moins compris pourquoi c’est une princesse qui semble random qui explique les choses pendant le film, vu que ses écrits sont en début de nombreux chapitres (du lore dans du lore).

A son sujet d’ailleurs, j’adore les deux dernières phrases du livre. Elles “claquent” en quelque sorte cette princesse, mais en même temps, tout le livre montre son importance par ses écrits. Et ça rejoint aussi une remarque faite à son sujet dans les dernières pages. J’adore. Ça me donne envie de lire la suite mais bien que le volume suivant soit plus court, je pense attendre un peu.

Mais à lire, vraiment, malgré la taille et le fait que ce soit le début d’une saga (je les lirai tous).

Auteur : Frank Herbert – Éditeur : Ace/Penguin Random House – Publication : 1965

The Strange Adventure of a Broke Mercenary, Vol.02

On enchaîne directement à la suite du précédent, avec Loren qui se lamente un peu et Lapis qui lui fait bien comprendre qu’il est dépendant d’elle (de ses finances), bien que ça ne semble pas lui poser de problème.

Pour essayer de se refaire un peu il prend donc une quête simple : ramasser des herbes de soin. Sauf que Lapis l’accompagne et ramasse de son côté celles qu’il manque, et elle fait ceci pour ne pas être à cours d’argent à lui prêter. Peu rassurant pour lui qui compte se désendetter un jour… Mais dans la forêt, ils trouvent une jeune fille inconsciente et prête à être attaquée par des loups. Loren la défend sans problème même sans arme et ils décident de la ramener à la guilde, même si sa présence est étrange.

A la guilde, on leur demande de ne pas quitter le village car ils ont potentiellement reconnu la jeune fille et veulent enquêter avant de les laisser libres de leurs mouvements. Deux jours plus tard c’est chose faite, mais ils ne veulent leur en dire plus. Loren décide de satisfaire la curiosité de Lapis en cherchant d’autres sources d’informations, et ils arrivent à Chuck (le voleur du groupe qu’ils avaient aidé la dernière fois) qui leur explique la situation : cette jeune fille nommée Scena est la fille du Chancelier de la Cité-État Hansa. Des messagers ont été envoyés pour les informer mais ils semblent avoir disparus avant d’avoir atteint la ville. Du coup, la guilde a initié une quête pour former un contingent chargé de l’y accompagner. Loren et Lapis ne peuvent y prétendre car de rang Copper, mais si un groupe de rang supérieur les recommande, ils le pourraient. De fait, le leader du groupe de Chuck qui est de rang Silver va le faire, mais par contre Loren a besoin d’équipement, et notamment d’une arme.

Du coup le lendemain c’est shopping avec Lapis qui couvre les frais et lui achète du matériel de très bonne qualité à prix relativement bas, bien que cela augmente considérablement sa dette envers elle. Il rencontre dans le magasin d’armes un autre aventurier qui lui prend sous les yeux une épée qu’il souhaitait regarder et qui le prend de haut de par son rang. Loren laisse glisser et il retrouve cet aventurier plus tard, lors du briefing de la mission par la guilde. Certains sont discriminatoires envers Loren en Lapis mais une petite démonstration de force par Loren calme les esprits. Lors du départ c’est encore un peu tendu et l’aventurier arrogant nommé Claes, cherche encore des noises à Loren mais il se fait calmer par Brosse, un aventurier plus âgé et expérimenté. Le groupe de Claes étant encore une fois constitué d’un homme et trois femmes fait s’interroger Loren sur cette mode…

Les choses commencent à tourner à l’étrange quand le chariot transportant Scena s’arrête : son conducteur semble malade, mais plus grave : toutes les aventurières qui accompagnaient Scena son inconscientes, et celle-ci est endormie. Arrêt de tout le monde pour observation : il en résulte que deux des aventurières sont décédées et Lapis conseille de les incinérer car elles risquent de se changer en zombie, chose confirmée par la prêtresse du groupe de Claes. La nuit est donc tendue et Scene est évitée par tous, sauf Loren et Lapis.

Qui du coup sont les seuls prêts à aller dans le même chariot qu’elle le lendemain, vu que toutes les aventurières de la veille s’y refusent. En chemin leur caravane tombe sur des gens au milieu de la route… personnes qui se trouvent être des revenants, morts-vivants plus forts que les zombies. L’équipe de Claes part au combat et Loren les regarde, intéressé de voir si celui-ci est arrogant tout court ou pas. Il se trouve que non et qu’il sait manier son épée. Pour son dernier ennemi, il utilise même une capacité spéciale, Boost, qui booste donc toutes ses stats plus celles de son équipement. Il se fait engueuler par son équipe mais au moins Loren sait qu’il n’est pas incompétent, d’autant que Lapis lui explique que ce type de capacité est trouvée chez des héros ou des parangons.

Après avoir repris chemin, leur conducteur meurt mystérieusement et encore une fois ils l’incinèrent. La nuit venue, il se font attaquer par une horde de morts-vivants. Après avoir demandé à Brosse, Lapis et Loren décident de foncer vers Hasan avec les dernier survivants, à savoir Scena et la team Claes. Ce dernier n’est pas ravi de voir que Loren est toujours là mais il n’en fait plus trop cas quand sa magicienne Ange est capturée par un dragon et que Loren et Lapis s’associent pour la récupérer. Elle est mal en point mais il leur suggère que leur prêtresse utilise ses blessings sur elle pour la maintenir en vie. Afin de distancer le dragon, Lapis utilise Claes en le jetant sur le cheval et en le forçant à utiliser Boost en boucle.

Ils arrivent à Hasan mais entre-temps leurs autres compagnons on tous perdus connaissance. La ville semble déserte, ce qui n’est pas rassurant, et ils vont vers une clinique que leur indique Scena. Pendant que Lapis prodiguent des soins, Claes est chargé de monter le garde et Loren part en ville avec Scena pour juger la situation. Tout semble abandonné, mais dans une maison ils détectent du mouvement et ramènent avec eux Stehr, unique survivante. Evidemment c’est très suspicieux et Lapis prend des mesures pour la nuit, séparant et enfermant Stehr et Scena, mettant des sorts de protection autour des convalescents et a aussi demandé à Claes de faire une protection autour de l’entrée de la clinique.

Et en effet, dès que la nuit tombe ils se font attaquer et Claes prouve encore une fois son efficacité avec sa capacité, d’autant que celle-ci attire également les ennemis vers lui. Il reste donc pour protéger la clinique lorsque que Lapis et Loren partent à la poursuite de Stehr qui se révèle être une âme perdue et qui capture Scena pour mener à bien le projet de son maître. En cours de route, Lapis évacue son stress en lançant une attaque max pour éliminer le dragon qui était revenu ainsi que des zombies autour (plus une partie de la ville), avant d’arriver à la demeure du Chancelier où se trouve Stehr prête à terminer le rituel. Lapis réussit à lui faire dire avant ce qu’elle va faire et on apprend que Scena est compatible pour devenir “Lifeless King”, le plus haut niveau de mort-vivant. Stehr avait été le premier sujet test mais un échec, et un artefact a été créé pour transformer Scena, au passage transformant tous les habitants afin de nourrir cet artefact (c’était donc lui qui vidait les autres de leur énergie vitale). Sauf que Scena a lutté et s’est téléportée par hasard dans la forêt où Loren l’a trouvé. Le maître est parti Dieu sait où mais Stehr compte terminer le travail et elle le fait, Scena se changeant en Lifeless King.

Sauf que comme Lapis le fait remarquer, un Lifeless King n’est pas contrôlable et en effet celui-ci se tourne vers Stehr et la transforme en zombie normal, lequel fonce vers Loren qui la tue d’un coup d’épée. L’attention du Lifeless King est à présent sur eux et Loren ne survit que grâce à ses réflexes et à la protection qu’avait apposé Lapis sur lui pour lui éviter le drain d’énergie. Lapis repère le point faible du Lifeless King et l’indique à Loren (il s’agit de l’orbe que l’on voit briller au niveau de sa poitrine), mais celui-ci est à présent aussi limité dans le temps car la protection ne durera pas longtemps. Il passe en mode Cleave Gale et feinte le Lifeless King en faisant croire qu’il arrive à bout. Il brise l’orbe et Scena revient à elle mais son corps se désagrège. Loren est surpris de voir qu’il ne s’effondre pas suite à ses attaques mais comprend que l’épée y est pour quelque chose et qu’elle doit être du royaume des démons (ce qui est le cas). Il perd par contre connaissance après avoir fait l’erreur de prendre la main de Scena avant qu’elle ne disparaisse complètement.

De fait, il se réveille une semaine plus tard à l’hôpital de Kaffa (encore), où Lapis l’a ramené (encore) avec leurs autres compagnons. Il est donc encore plus endetté mais ça n’est pas un souci pour Lapis et après qu’elle lui dise qu’il ne devrait pas en faire cas, il commence à considérer la chose. Ce qui le perturbe par contre, c’est la Scena en mode fée que lui seul peut voir qui volette dans un coin de la pièce. Le fait de l’avoir touchée a permis à Scena de lier son corps astral à son corps matériel, et il peut donc la voir et communiquer par la pensée avec elle. Lapis pense que cet acte n’a au final eu aucune conséquence, mais en fait non. On comprend quand même que Scena doit pouvoir agir sur le monde vu que tous les morts-vivants ont disparus et que son petit air fier indique qu’elle y est pour quelque chose.

Dans le chapitre bonus de Lapis, on voit qu’une partie de ce qu’elle a acheté pour Loren vient en fait de ses possessions et qu’elle s’est arrangée avec le marchand pour que ne pas que Loren le sache. Elle l’endette faussement en fait, mais semble vraiment attachée à lui.

Solide encore une fois, et les interactions entre Loren et Lapis sont souvent drôles. Les notes de Lapis en bonus sont informatives car elles nous donnent son point de vue sur divers éléments, puisqu’on est souvent plus sur celui de Loren et de son interprétation des intentions de Lapis. A voir aussi en quoi ce nouveau “compagnon” va pouvoir être utile.

Auteur : Mine – Illustrations : peroshi – Éditeur : Seven Seas – Publication : 2017/2021

The Strange Adventure of a Broke Mercenary, Vol.01

Cette série était dans mes prévisions de lecture mais pas pour l’immédiat. Sauf que bizarrement je préfère commencer les séries que les terminer, donc du coup…

On suit donc les aventures de Loren, un mercenaire sans le sou suite à la perte de son groupe (pas clair s’ils sont vraiment morts) qui s’enregistre en tant qu’aventurier et se retrouve à accompagner un groupe pas très agréable mais au sein duquel se trouve Lapis, une prêtresse avec un passé particulier.

Parce qu’il a donc besoin d’argent, Loren accepte d’accompagner ce groupe d’aventuriers dans une mission où ils doivent éliminer des gobelins. Groupe constitué d’un homme et trois femmes, ce qui annonce la couleur. Si Lapis semble être à part car entrée dans l’équipe récemment, on comprend vite que les trois autres sont “très” proches, désagréables avec les autres et globalement incompétents.

C’est ce qui les amène dans un piège tendu par les gobelins quand ils les ont enfin trouvés. Le leader meurt et les deux filles sont capturées. Loren avait senti le piège et s’était arrêté avant mais Lapis s’effondre au sol. Il aurait pu la laisser à son sort mais il s’est un peu lié avec elle lors du trajet et décide de l’aider. Ils fuient donc, pour se retrouver dans des ruines étranges, vestiges de l’ère d’un ancien royaume déchu. En route, Lapis lui révèle son secret : elle est en fait un démon, à la recherche de ses yeux et ses membres. En effet, ses parents les lui ont ôté et les ont remplacé par des prothèses pour qu’elle parcoure le monde (et ils les ont cachés quelque part dans le royaume des humains). Ça n’a pas l’air de trop perturber Loren, et au moins il comprend son état car en fait elle utilise du mana pour faire fonctionner ses prothèses, et le gobelin mage avait utilisé un artefact qui absorbait le mana, ce qui l’a vidée.

Dans ces ruines, ils tombent sur un autre groupe d’aventuriers, plus expérimentés, qui sont là pour faire le tour de ces nouvelles ruines et reporter ce qu’ils trouvent dedans. Il leur est proposé de les accompagner en échange d’un soin de la part de Lapis si le besoin s’en fait sentir. Ils se rendent vite compte que ces ruines sont étranges et sont prêts à remonter au premier niveau (ils sont tombés d’un niveau suite à un piège bien dissimulé) sauf que des gobelins foncent sur eux et ils se retrouvent en course poursuite. Après débat ils décident de retenter de remonter et succèdent de justesse, mais ils sont attaqués en haut par des gobelins différents et très costauds, que seul Loren arrive à vaincre à l’épée (le mage en a brûlé un mais c’était son dernier sort).

Ils sont convaincus par Lapis de la suivre car elle a des connaissances sur ce type de ruine et ils se retrouvent dans le quartier résidentiel où elle trouve des informations pour “stopper” ces ruines, qui en effet produisent des gobelins modifiés : il s’agit en effet d’un laboratoire d’expérimentations, mais sur des gobelins. Et une fois dans la salle de contrôle (avec un type d’ordinateur a priori) Lapis essaie de reprendre le contrôle pour tout arrêter sauf qu’elle déclenche des alarmes qui font arriver des vagues de gobelins, ainsi que des versions plus puissantes. Et à la fin d’une vague, elle leur fait comprendre que les corps de ces gobelins servent à alimenter le système : en créer de nouveaux plus puissants vu que les expériences sont absorbées et intégrés au fur et à mesure.

Du coup Loren se lâche complètement et il nous est révélé qu’il serait probablement “The Cleaving Gale”, un mercenaire réputé qui serait capable de changer la donne dans une bataille. C’est le cas ici vu qu’il annihile les assaillants, mais son épée ne tient pas et se brise, le laissant avec moitié moins de puissance. Le seul moyen d’en finir et grâce à la machine mais Lapis est bloquée par un dernier code et la machine protégée des coups par de la magie. De fait, Loren agit et lance sur la machine l’artefact qui avait incapacité Lapis (en la prévenant auparavant) et laisse son épée tomber sur la machine : il la fait stopper, et par la même tous les gobelins s’effondrent car elle les contrôlait. Après ça, Loren tombe à terre, épuisé.

Il se réveille trois jours plus tard à l’hôpital, avec Lapis qui lui fait un résumé des choses : les aventuriers avec qui ils étaient n’ont du coup pas grand chose à reporter sur les ruines, mais ils sont malgré tout contents d’être en vie. Par contre, elle laisse Loren penser qu’ils lui en veulent un peu et elle lui fait comprendre qu’il est encore endetté vu qu’elle a du payer pour ses soins à l’hôpital (en plus du fait qu’elle lui avait prêté de l’argent pour le transport vers les ruines). Et son but nous est avoué : elle souhaite voyager avec lui car pour elle ils forment un bon duo, plus il l’intéresse. Donc du coup elle risque de faire en sorte de le garder endetté vu qu’il lui a dit qu’il l’accompagnerait jusqu’à l’avoir remboursée.

Bonne surprise au final, ce premier volume était efficace. Le duo est intéressant et le volume nous les présente bien tout en ayant une histoire avec pas mal de personnages mais située au même endroit, ce qui donne une unité à l’ensemble. A confirmer avec le volume suivant mais so far, so good.

Auteur : Mine – Illustrations : peroshi – Éditeur : Seven Seas – Publication : 2017/2021

Adachi and Shimamura, Vol.07

J’ai eu du mal. Fort probable que ce soit dû à la lecture eBook à moitié endormi, mais j’ai l’impression que ça n’avance pas. Paradoxal parce que j’aime quand les choses prennent leur temps et que les personnages se développent, mais j’ai l’impression ici de reboucler sur des choses déjà dites et d’avoir lu ce volume pour les histoires annexes.

J’ai apprécié ces dernières par contre, il y avait pas mal de “et si” dont la suite m’aurait intéressé.

Adachi se révèle de plus en plus possessive et cela plait moyennement à Shimamura (logique). Malgré tout elle est ambivalente, appréciant l’attention exclusive mais comprenant que ce n’est pas sain autant pour l’une que pour l’autre. S’en suivent toutefois des sorties et rapprochements entre les deux. Je pense que la plus intéressante des deux à suivre est Shimamura : Adachi reste dans sa vision tunnel tandis que Shimamura commence à devenir plus expressive avec elle. Bien que parfois ses comparaisons me perturbent un peu…

Au niveau des histoires annexes elles sont toujours intéressantes. On se pose de plus en plus de questions sur Yashiro et son rôle. Après les “et si” sont vraiment bien, surtout celui où elles sont adultes (classique mais efficace) et celui avec les aliens.

Mmm. Encore une fois : à voir comment ça évolue par la suite. C’est de l’ultra slow burn mais avec des personnages assez particuliers, ce qui me trigger parfois.

Auteur : Hitoma Iruma – Illustrations : Non – Éditeur : Seven Seas – Publication : 2016/2021

Adachi and Shimamura, Vol.06

Suite du précédent donc, avec la fin de l’été. Et je suis rassuré sur la brouille entre Shimamura et Adachi dans le sens où il était clair que quelque chose n’était pas passé niveau communication entre les deux.

Du coup ici les choses se résolvent (en quelque sorte), Shimamura fait une sorte d’introspection et commence à changer, on arrive au festival sur la couverture, et au point où le tweet concernant le volume suivant a fait que j’ai commencé à relire.

(plus le fait que j’ai globalement épuisé mon stock de fanfics, me suis bloqué sur le visionnage de la série (dont j’ai acheté les 5 saisons et pas terminé la première) et ne souhaite pas sauter dans un autre ship pour l’instant (façon pour ça il me faudrait reprendre mon visionnage et trahir mon ship actuel et je ne le souhaite pas))

Adachi veut passer du temps avec Shimamura mais celle-ci part avec sa famille passer quelques jours chez ses grands-parents. Elle y retrouve leur chien qu’elle adore mais qui commence à bien être proche de la fin et part en introspection sur ses sentiments et sa façon d’exprimer ses émotions. C’est là qu’on a un retour de son côté sur la “brouille” avec Adachi, et si nous on a lu précédemment 5 pages de texte propres, elle n’a rien compris de son côté parce qu’Adachi pleurait tout le long.

Du coup à son retour, Adachi la sent différente car elle essaie d’être moins brusque dans sa façon de répondre.

Ce qui ne l’empêche pas d’être assez claire avec Tarumi lorsqu’elle rejette sa demande d’aller à un autre festival avec elle, festival auquel elle a accepté l’invitation d’Adachi et pour laquelle elle fait des efforts. Shimamura reste incertaine mais on sent qu’elle penche du côté d’Adachi.

Lors de ce festival, Adachi va d’ailleurs avouer ses sentiments à Shimamura qui va décrypter sa demande de devenir sa petit-amie, demande qu’elle va accepter parce que pourquoi pas. Et fin.

Les passages annexes sont toujours aussi funs, mais là mon intérêt était vraiment sur nos deux héroïnes. Bon après, j’avoue que le passage “Je ne suis pas à un âge où je veux des enfants, donc est-ce que mon partenaire a vraiment besoin d’être masculin ?” passe un peu mal parce que j’associe ça au fameux “on expérimente au lycée/fac avant de se ranger” qui est très fréquent dans le genre yuri au Japon, et qui m’ÉNERVE parce que si oui d’un côté ça peut n’être que de l’expérimentation, d’un autre ça peut être du déni lié à la pression de la société/norme, et du coup forcer des personnes dans un moule qui ne leur convient pas.

Ça part mieux derrière hein, c’est développé au niveau de ses raisons d’accepter, mais ces trois lignes m’ont fait tiquer.

Bonne lecture sinon (à part ces trois lignes), à voir comment part la suite avec ça en perspective.

Auteur : Hitoma Iruma – Illustrations : Non – Éditeur : Seven Seas – Publication : 2016/2021

Adachi and Shimamura, Vol.05

Un volume en deux parties au vu de la fin. Il va falloir que je lise le suivant assez rapidement, d’autant qu’en fait c’est un tweet sur le point atteint dans le volume 7 qui m’a poussé à reprendre ma lecture. Et c’est marrant parce que j’ai envie de me remettre à lire globalement la semaine la plus chargée au travail… Certainement un moyen de m’éloigner de cette réalité…

Sinon il se passe pas mal de chose ici et on passe à peu près la moitié des vacances d’été avec Shimamura qui sort de son côté et qui se “brouille” avec Adachi avant qu’elles ne se retrouvent. Enfin, d’une certaine manière, parce qu’Adachi prend une décision sur la fin et c’est là qu’on coupe.

Côté Yashiro, elle part quelques temps à la recherche de sa congénère mais ne la trouve pas, ce qui l’arrange un peu parce qu’une fois réunies, il faudra qu’elle reparte. Et ça n’a pas l’air de trop plaire à la sœur de Shimamura.

Pour cette dernière, elle se retrouve à aller à un festival avec Tarumi, mais aussi avec sa sœur et Yashiro. Adachi qui travaille à un stand du restaurant qui l’emploie la voit passer, et c’est un événement qui trigger une conversation téléphonique entre les deux où Adachi tient un monologue de 5 pages et demi que sur le coup je me suis dit “nah, son portable a dû mourir et Shimamura n’a pas entendu tout ça”, mais en fait si. Et du coup ça lance un shift dans leur relation avec Shimamura qui lui dit en gros de devenir plus sociable et de se faire d’autres amies. Sauf que ça ne se passe pas si bien pour Adachi lorsqu’elle fait un effort et en rentrant chez elle elle a globalement une révélation. Et elle crie qu’elle aime Shimamura (ça y est, elle est vraiment consciente de ses sentiments) et sait ce qu’elle doit faire. Et l’histoire les concernant coupe là.

Et encore des petits passages Nagafuji/Hino que j’aime bien. Malgré la bizarrerie de Nagafuji, j’ai souvent l’impression d’être face à la relation la plus normale au final.

Allez, on va aller attaquer ce vol.06 avant de recevoir ma nouvelle couverture de livre. J’en ai une parfaite pour les LN “classiques” mais les formats plus petits flottent donc investissement dans le format “poche” : )

Auteur : Hitoma Iruma – Illustrations : Non – Éditeur : Seven Seas – Publication : 2015/2021

Miss McGhee

Relecture de ce livre que j’aime beaucoup, et qui malheureusement n’a pas de traduction française. Pas que je l’aurais lu en français, juste que ça coupe à faire connaître ce livre et sa suite.

Ce que j’aime dans cette histoire, c’est que les personnages évoluent sur une longue période, et du coup leur relation aussi. Et pas juste la relation entre Mary et Lila, mais aussi celle avec une bonne partie de la ville. La période est sur quasiment deux décennies, et pas des plus simples pour les divers sujets abordés : homosexualité, place de la femme dans la société, et déségrégation. Superbe endroit que les états du sud des États-Unis entre la fin des années 50 et milieu des 60.

Mais outre la difficulté de la période, ce qui est bien mis en avant est l’évolution des personnages. Mary McGhee est de base une femme forte, mais au fil du temps on voit où sont ses faiblesses. Lila a une évolution fulgurante sous la tutelle de Mary mais le plus intéressant est son changement d’attitude envers les noirs. Sa prise de conscience de son attitude et de son origine est juste un instant magique. Et du coup elle change encore, et peu à peu on voit que c’est Mary qui est coincée dans ses opinions. Et les nouveaux changements sont teintés de violence, mais beaux.

Comme je disais au début, une suite existe : What’s Best for Jane. On y retrouve Mary 12 ans plus tard avec plusieurs changements, et pareil on évolue dans le temps. A relire aussi, mais je vais laisser passer un peu de temps avant je pense.

Auteur : Bett Norris – Éditeur : Bywater Books – Publication : 2007

Affinity

C’était laborieux. Il est bien, bien que de base déjà moins entrainant que d’autres, mais en fait c’est le style qui est bloquant. Bloquant en anglais, je précise, parce que j’ai jeté un œil à la traduction que j’ai et c’est clairement bien plus fluide.

C’est certainement le style “journal” couplé au vocabulaire du 19ème. Quand il s’agit de description des choses ou des pensées directes de Margaret, ça va. Mais dès qu’on passe dans la redite de conversation, ça prend une tournure que je trouve beaucoup plus lourde en anglais qu’en français.

Ça reste un bon livre, avec vraiment une description précise de la prison, des façons de penser de cette période et un suivi du personnage de Margaret que l’on découvre peu à peu et qui s’étoffe. Et l’exploitation de celle-ci.

La relecture était intéressante pour chercher les détails. Je n’étais plus sûr de la fin et avais quelques idées faussées (dans les 15 ans depuis ma première lecture) mais avais quand même vague mémoire du twist final donc du coup je faisais plus attention à ce qui était dit à propos des autres. Mais c’est vrai qu’on a uniquement le point de vue de Margaret pour voir les choses et il faut savoir où chercher. Et malgré tout, on repense à certains détails après coup, tout comme Margaret.

Reste que je me demande quand même, malgré tout et en sachant pertinemment qu’on a vu peu de la vie et des pensées de Selina, si elle aussi n’est pas exploitée. Je sais pas, c’est le ressenti que j’ai eu.

Auteur : Sarah Waters – Éditeur : Virago – Publication : 1999

The Paying Guests

Une relecture sur laquelle j’ai pris mon temps… Ça fait un moment que je n’avais pas lu de livre, le dernier étant le précédent post, mais ça n’est pas pour autant que j’ai arrêté de lire entre temps. Si on en croit mon téléphone je passe entre 30 et 35 heures par semaine sur le navigateur, et en ce moment je l’utilise pour lire des fanfics. Donc on peut presque dire que je n’ai pas du tout ralenti mon rythme de lecture, juste que je ne parle pas de fanfics ici.

J’entrecoupe avec quelques séries et films aussi, d’autant que j’ai eu un coup de cœur pour une actrice dont j’ai globalement acheté la filmographie (pas encore eu le temps de tout regarder par contre). Et dans une scène vers la fin du livre, je l’ai tellement vue dans le rôle de Lilian que c’en était perturbant. Je n’ai pas fait de lien plus tôt, mais la scène à la fin du chapitre 14 ? J’ai vu la posture de Lilian et je l’ai vue. Et toute la fin m’a conforté dans mon casting personnel.

D’ailleurs j’avais oublié des détails de la troisième partie, et c’était pas plus mal parce qu’au moins j’ai quand même pu avoir quelques surprises.

Quoiqu’il en soit, un grand Sarah Waters. Je les ai tous lus, mais en anglais à partir de The Night Watch. J’aimerais les relire tous. Fingersmith ça fait très longtemps que je l’ai lu, mais en sachant forcément quoi chercher dans les détails, je suis certain que ça ne peut être qu’intéressant. Comme le second visionnage d’un bon film.

Et j’ai tellement envie de relire Miss McGhee et The Price of Salt aussi. Mais il me reste une quarantaine de pages de fanfics à parcourir, voir si je termine celles que j’ai mis de côté et qui dépassent les 100 000 mots (voire les 400 000), jeter un œil à celles qui ne sont pas terminées et qui pourraient m’intéresser (parce que j’ai filtré sur les “complete”), et j’ai aussi cumulé un retard pas possible dans les light novels. Plus des films à voir, évidemment : )

Auteur : Sarah Waters – Editeur : Virago – Publication : 2014

Girls Kingdom, Vol.03

C’est vraiment pour avoir de la lecture plus légère quand même…

Pas folichon et un moment WTF mais vu le peu de temps et de concentration que cette lecture demande, ça va.

La première partie voit les étudiantes domestiques recevoir leur première paie et Misaki apprend qu’il est coutume que les Seraphs offrent un cadeau à leur maîtresse. Du coup on la voit réfléchir avec Kirara qui est dans la même situation. Au final, elles partent toutes les deux pour le gâteau exclusif avec un ajout, et pour Misaki il s’agit d’acheter et de laisser définitivement dans la chambre de Himeko de quoi passer la nuit.

Ce qu’elle ne pourra pas faire pendant un certain temps parce que dans la deuxième partie, la rumeur d’un fantôme qui rôde se répand, avec plusieurs personnes l’ayant vu. Du coup le student council enquête, mais Misaki a son idée sur qui cela pourrait être. Elle part donc à la recherche du fantôme et tombe effectivement sur Sara, laquelle se déplace comme une somnambule, à la recherche de quelqu’un. Arrive sur ces entrefaites Angelica, la présidente du conseil, qui vole accompagnée de chauves souris… Et on apprend qu’elle est un quart vampire (mais what ???), ce qui perturbe Misaki. Il n’y a pas de sanction contre Sara vu qu’elle ne faisait pas ça consciemment et souffrait en fait de “manque de sa maîtresse” (…).

Ceci permet à Misaki de se rapprocher un peu d’elle, ce qui n’est pas plus mal parce que la troisième partie tourne autour de sa maîtresse (Sakura) qui doit bientôt arriver d’Angleterre pour étudier ici. A priori un certain salon est au courant de son arrivée et cherche à se rapprocher de Sara par anticipation. Entre ce nouveau salon basé sur la vie en Angleterre, le Paradise pour lequel elle remplirait les conditions de taille et celui de Kagura qui serait intéressée pour son but entrepreneurial futur, il va y avoir des tensions pour la faire venir. Plus le fait que potentiellement, Shion serait impliquée dans le fuite d’informations vers le nouveau salon, vu que personne à la base ne savait que Sara avait déjà une maîtresse et qu’elle arriverait plus tard (ce qui implique qu’elle sera Seraph pour officialiser la chose).

Et pour cette histoire de manque, Himeko demande à Misaki si elle lui manquerait et un moment après elle répond qu’actuellement elle ne le pense pas, mais que si elles continuent de se rapprocher, c’est possible.

Mais comment elle peut dire ça sachant que leur “contrat” n’est que pour un an ? Pareil pour sa réaction face au fait que “ça pourra lui servir” d’en savoir plus sur d’autres élèves. Ben oui idiote, ça peut te servir en la servant elle, mais aussi le jour où tu ne la sers plus et que tu perds ton statut et que tu dois alterner tous les mois comme toutes celles qui sont sans maîtresses. Franchement…

Auteur : Nayo – Illustrations : Shio Sakura – Editeur : J-Novel Club